C’est à l’occasion d’une leçon de pédagogie générale animée par l’assistante Bienvenue Mawanzo, ce dimanche 8 mars 2026 à Tadu, territoire de Faradje en Haut-Uélé. Que ces étudiants de première et deuxième année (L1 et L2) du département GAISF de l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) de Faradje ont mené une réflexion approfondie sur les défis liés à l’éducation des jeunes filles en République démocratique du Congo.
Au cours de cette séance académique, les étudiants ont analysé les principaux obstacles qui freinent encore la participation des jeunes filles au système éducatif. Ils ont notamment relevé que, malgré les efforts consentis par le gouvernement et plusieurs partenaires éducatifs, le taux de scolarisation des filles demeure préoccupante dans certaines régions du pays.
Parmi les difficultés évoquées figurent la pauvreté des ménages, qui pousse certaines familles à privilégier la scolarisation des garçons, les mariages et grossesses précoces, ainsi que les pressions sociales et culturelles qui limitent les opportunités éducatives des jeunes filles.
Les étudiants ont également souligné les conditions d’apprentissage parfois difficiles, notamment le manque d’infrastructures scolaires adéquates, l’insuffisance du matériel pédagogique et l’éloignement de certains établissements scolaires dans les zones rurales.
Cette réflexion académique s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, commémorée chaque 8 mars à travers le monde, et qui met en lumière la promotion des droits des femmes ainsi que l’égalité des chances, notamment dans le domaine de l’éducation.
Pour les étudiants de l’ISP Faradje, la promotion de l’éducation des jeunes filles constitue un levier essentiel pour le développement durable de la République démocratique du Congo. Selon eux, une femme instruite contribue significativement à l’amélioration des conditions de vie de sa famille et de sa communauté.
Ils appellent ainsi à une mobilisation accumulée des parents, des autorités éducatives et de la société civile afin de garantir aux jeunes filles un accès équitable et durable à l’éducation.
Martin Talaguma Mawadri