La cité de Tadu, chef-lieu du groupement éponyme situé à territoire de Faradje, dans la province du Haut-Uélé (nord-est de la RDC), a été frappée par une violente intempérie dans l’après-midi ce vendredi 24 avril 2026. Une pluie diluvienne, accompagnée de vents particulièrement puissants, s’est abattue sur cette partie du pays, causant d’importants dégâts matériels et faisant plusieurs victimes, selon un bilan qui est encore provisoirement.
D’après les premières informations recueillies par Flashnews.cd sur place, plusieurs infrastructures ont été gravement endommagées, notamment l’Institut Tadu et l’EP Tomaka, deux écoles conventionnées catholiques situées au centre de la dite cité.
Des habitations ainsi que des hangars du marché n’ont pas non plus résisté à la violence de ces intempéries. Toitures arrachées, murs fissurés ou totalement effondrés : le centre de Tadu offre aujourd’hui un visage de désolation. De nombreuses familles se retrouvent sans abri, exposent aux aléas climatiques et à des risques sanitaires accumulés.
Le drame le plus marquant s’est produit à l’école primaire Tomaka, où le mur d’une salle de classe s’est écroulé sur des élèves en pleine activité scolaire. Onze élèves ont été blessés, dont quatre dans un état jugé préoccupant. Les victimes ont été rapidement prises en charge et évacuées vers des structures sanitaires locales pour recevoir des soins appropriés. Bien que leur pronostic vital ne soit pas engagé selon les premières indications, cet incident a plongé les parents et la communauté éducative dans une profonde inquiétude.
Contacté par téléphone, Jérémie Atato, l’un de correspondant de flashnews.cd à Tadu, fait également état d’autres dégâts importants. Selon ses constatations, des câbles électriques de la société NURU, qui assurent en grande partie l’alimentation en électricité de la zone, ont été endommagés, plongeant une grande partie de la cité dans le noir.
Au-delà des pertes matérielles, c’est toute une communauté qui reste sous le choc. Les habitants de Tadu appellent à une mobilisation rapide des autorités et des organisations humanitaires afin de venir en aide aux sinistrés et d’amorcer la reconstruction. Alors que l’évaluation complète des dégâts se poursuit, l’urgence humanitaire demeure une priorité dans cette partie du territoire de Faradje.
Jérémi Gérôme