La paralysie des activités économiques observée à Ariwara, dans le territoire d’Aru (province de l’Ituri), continue de susciter des réactions au sein de la communauté. Selon une déclaration faite ce dimanche 26 avril 2026 à Flashnews.cd, Angunizu Manikani Georges, coordonnateur de l’AMG une fondation qui porte son nom , dresse un tableau préoccupant de la situation sécuritaire dans cette cité commerciale.
Dans son intervention, il affirme que la fermeture des boutiques, des marchés et d’autres activités économiques est l’expression d’un ras-le-bol généralisé des opérateurs économiques et de la population face à l’insécurité persistante. Il évoque notamment la recrudescence des vols à main armée, des enlèvements et d’autres actes de violence qui perturbent gravement la vie socio-économique.
D’après lui, cette situation fragilise davantage une zone pourtant reconnue pour son dynamisme commercial et ses échanges transfrontaliers. Il alerte sur les conséquences directes de cette paralysie, notamment les pertes financières importantes pour les commerçants et les difficultés d’approvisionnement pour les habitants.
Sur tous ces points, Angunizu Manikani Georges appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour rétablir la sécurité. Il insiste sur la nécessité de renforcer la présence des forces de l’ordre et de mettre en place des stratégies efficaces pour neutraliser les groupes criminels responsables de cette instabilité.
Par ailleurs, il invite la population à faire preuve de vigilance et à collaborer avec les services de sécurité, tout en privilégié des actions pacifiques pour exprimer son mécontentement.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des mouvements de protestation, notamment des journées « ville morte », organisées pour dénoncer l’insécurité grandissante dans la région.
Face à cette situation préoccupante, la déclaration du coordonnateur de la Fondation AMG, relayée par Flashnews.cd, vient renforcer les appels à une intervention rapide des autorités afin de restaurer un climat de paix et relancer les activités économiques à Ariwara.
BENJAMIN VITA