Les habitants du village Kpobho, situé à une dizaine de kilomètres du chef-lieu du territoire de Faradje, sur la RN26 dans le Haut-Uélé, au nord-est de la République démocratique du Congo, expriment une vive inquiétude face à la dégradation des eaux des rivières locaux portant, désormais fortement polluées.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, cette rivière, autrefois source essentielle d’eau potable, de pêche et d’activités agricoles, est aujourd’hui devenue trouble et impropre à l’usage. « Nous ne savons plus utiliser cette eau. Même les poissons disparaissent progressivement », confie un riverain à flashnews.cd.
La population locale attribue cette situation aux activités d’exploitation aurifère menées par des opérateurs étrangers, notamment des sujets chinois, dans le village voisin de Bukini. Les habitants dénoncent un manque de respect des normes environnementales, en particulier en ce qui concerne la gestion des déchets issus de l’extraction minière.
Face à cette pollution jugée préoccupante, la communauté de Kpobho appelle les autorités territoriales et provinciales à intervenir en urgence. Elle réclame l’ouverture d’une enquête afin d’établir les responsabilités et de mettre fin à ces pratiques.
Les habitants sollicitent également l’implication des services compétents en matière d’environnement pour évaluer l’ampleur des dégâts et proposer des solutions durables. La rivière Kpobho demeure en effet une ressource vitale pour la survie de cette communauté rurale.
À ce stade, aucune réaction officielle n’a été enregistrée ni du côté des autorités, ni de celui des exploitants miniers mis en cause
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