Une affaire présumée d’escroquerie immobilière secoue actuellement la commune de Bandalungwa, où plus de vingt familles affirment avoir été flouées dans le cadre d’un projet de location d’appartements en cours de construction.
Les faits se déroulent dans le quartier Sikyn, sur la route du 8 décembre, autour d’un immeuble de trois niveaux presque achevé. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, une bailleresse, agissant en collaboration avec sa gérante, aurait proposé à des particuliers d’acquérir des logements avant la fin des travaux, en échange de paiements anticipés.
Attirées par la promesse d’un accès rapide à des appartements neufs, plusieurs familles auraient versé des sommes importantes dans l’espoir d’emménager à la livraison du bâtiment. Toutefois, près d’un mois après le début de cette opération, aucune remise de clés n’a été effectuée, et aucun remboursement n’aurait été proposé aux personnes concernées.
Face à cette situation, les victimes évoquent une possible escroquerie et dénoncent un manque total de communication de la part des responsables du projet.
La situation s’est progressivement tendue ces derniers jours. Certaines familles affirment avoir tenté d’obtenir des explications ou la restitution de leur argent, sans succès. Plus inquiétant encore, quelques plaignants déclarent avoir été interpellés après avoir exprimé leur mécontentement, ce qui accentue le climat de frustration et d’inquiétude.
Les familles concernées lancent un appel aux autorités compétentes afin qu’une enquête soit ouverte pour faire toute la lumière sur cette affaire. Elles demandent notamment que les responsabilités soient établies et que des mesures soient prises pour garantir la restitution des fonds engagés.
À ce stade, les personnes mises en cause n’ont pas encore réagi publiquement. Les accusations reposent principalement sur les témoignages des victimes, en attendant d’éventuelles procédures judiciaires.
Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les dérives possibles dans le secteur immobilier à Kinshasa, où certaines transactions s’effectuent en dehors de cadres formels et sécurisés. L’absence de garanties contractuelles solides expose ainsi de nombreux citoyens à des risques d’abus.
Dans une ville en pleine expansion, où la demande en logements reste forte, ce type de situation souligne l’urgence de mieux encadrer les pratiques immobilières afin de protéger les acquéreurs et restaurer la confiance dans le secteur.