La conférence des présidents de l’Assemblée nationale a finalement décidé de soumettre à la plénière, lundi 27 avril, la motion de défiance visant le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur , de la Sécurité, de la Décentralisation et Affaires Coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo.
Oeuvre du Député national, Laddy Yangotikala, élu de Kisangani dans la province de la Tshopo et Membre de l’union sacrée de la nation, famille politique du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo ; il est reproché au VPM de l’intérieur , “une incompétence” notoire face à l’insécurité persistante à Kinshasa et dans d’autres villes du pays , une entrave au contrôle parlementaire , une atteinte à la séparation des pouvoirs ainsi que des abus d’autorité à des fins partisanes .
Déposée le 13 avril au bureau de la chambre basse du parlement, cette démarche parlementaire a énormément suscité des réactions de la part des élus et acteurs de la société civile soutenant l’élu de Kisangani qui ne jure que sur le départ du VPM de l’intérieur, Jacquemain Shabani suite à la situation sécuritaire chaotique non seulement à Kinshasa, la capitale congolaise mais aussi à Kisangani, dans la Tshopo et dans d’autres villes du pays.
Par ailleurs, plusieurs élus signataires de cette motion de défiance contre le patron de la territoriale, témoignent à en croire plusieurs sources concordantes avoir subi des pressions de leurs formations politiques pour retirer leurs signatures. un élu a adressé au bureau de la chambre basse une lettre de retrait de sa signature, tandis que une plainte pour faux en écriture a été déposée au Parquet général près la Cour de cassation contre l’initiateur de la motion.
En attente de cette bataille parlementaire pour ce lundi, le Camp Shabani dénonce les manœuvres de certains caciques au sein du parti présidentiel, UDPS.
LeBaron