La présence de la Réserve de l’Armée de Défense (RAD) dans le territoire de Djugu, particulièrement dans la commune rurale de Mungwalu, suscite de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile. En cause, une campagne de sensibilisation menée dans certaines écoles primaires, visant à encourager l’adhésion à cette structure paramilitaire.
L’acteur politique et natif de Djugu, Bruno Akilisende, a publiquement exprimé son opposition à cette initiative. Dans une communication publiée ce vendredi 1er mai 2026, il a directement interpellé le coordonnateur provincial de la RAD, le colonel Emmanuel Libandi, s’interrogeant sur la pertinence d’une telle démarche dans des établissements primaires.
« C’est quoi l’intention de sensibiliser les élèves de l’école primaire d’intégrer la RAD ? Cette pratique risque d’exposer le chef de l’État devant les instances internationales. Nous sommes d’accord s’il s’agit des adultes, mais pas des élèves du primaire », a déclaré Bruno Akilisende, dénonçant une campagne qu’il juge inappropriée dans le contexte scolaire.
L’acteur politique va plus loin en évoquant des risques juridiques, rappelant les condamnations passées de certains chefs de guerre par la Cour pénale internationale pour enrôlement d’enfants dans des groupes armés. Il craint que de telles pratiques puissent engager la responsabilité des autorités impliquées si elles venaient à être confirmées.
Pour l’heure, aucune réaction officielle du colonel Emmanuel Libandi n’a été obtenue concernant ces accusations. La mission de la RAD effectuée le 25 avril dernier à Mungwalu reste au centre des débats, tandis que plusieurs voix appellent à des éclaircissements sur les activités menées dans les écoles primaires de la région. Dossier à suivre.
La rédaction