En Iran, la guerre ne détruit pas seulement les infrastructures et les vies humaines. Elle laisse également des traces profondes sur l’environnement. L’écologiste iranien Iman Ebrahimi, spécialiste de la conservation des oiseaux et des zones humides, tire la sonnette d’alarme sur les conséquences écologiques du conflit en cours.
Selon lui, les bombardements et les mouvements militaires perturbent gravement les écosystèmes. Les habitats naturels sont détruits, obligeant de nombreuses espèces animales à fuir ou à disparaître. Les zones humides, essentielles pour les oiseaux migrateurs, sont particulièrement vulnérables face à ces perturbations.
Iman Ebrahimi souligne également que la pollution liée à la guerre — notamment les explosions, les fuites de carburant et les déchets militaires — contamine les sols et les eaux. Cette dégradation aggrave une situation environnementale déjà fragile dans le pays, où certaines espèces sont menacées d’extinction et où les ressources naturelles sont sous pression.
Au-delà des impacts immédiats, l’écologiste insiste sur les conséquences à long terme. La disparition de certaines espèces peut déséquilibrer durablement les écosystèmes. De plus, les efforts de protection de la biodiversité sont souvent suspendus en période de conflit, faute de moyens et de stabilité.
Face à cette situation, Iman Ebrahimi appelle la communauté internationale à ne pas négliger l’environnement dans les contextes de guerre. Pour lui, protéger la biodiversité reste essentiel, même en temps de crise, car elle conditionne l’avenir des populations et la reconstruction des territoires.