Les activités scolaires restent fortement perturbées à Mungbere, dans la chefferie d’Andobi, territoire de Watsa (Haut-Uélé), en raison de la recrudescence de l’insécurité attribuée aux rebelles des ADF. Cette situation compromette sérieusement la poursuite de l’éducation de nombreux élèves, et surtout à quelques semaines de la clôture de l’année scolaire.

Selon plusieurs sources locales, les incursions répétées des ADF ainsi que les affrontements opposant ces rebelles aux FARDC ont provoqué un climat de peur généralisé au sein de la population. Les journées des 28 et 29 mai ont notamment été marquées par un important mouvement de déplacement des habitants vers des zones jugées plus sûres.
Parmi les personnes affectées figurent de nombreux élèves, enseignants et parents, contraintes d’abandonner temporairement leurs activités quotidiennes. Cette situation entraîne la fermeture de plusieurs écoles et perturbe considérablement les préparatifs des examens de fin d’année ainsi que les épreuves certificatives.
Fait notable, cet exode de la population intervient alors que la localité reste sous le contrôle des FARDC. Toutefois, la persistance de la menace sécuritaire continue d’alimenter les inquiétudes des habitants et de freiner la reprise normale des activités socioéconomiques et éducatives dans cette zone.
Face à cette crise, la société civile du Congo, secteur de Gombari, appelle les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour garantir la sécurité des populations et préserver l’année scolaire des enfants déplacés. Elle lance également un appel à la solidarité en faveur des familles affectées, dont les conditions de vie se dégradent au fil des déplacements.
La rédaction