La lutte contre l’exploitation illicite des ressources minières prend une nouvelle tournure dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo. Onze ressortissants chinois, ainsi que trois Congolais, ont été arrêtés pour exploitation illégale de minéraux dans le territoire de Djugu, plus précisément dans les zones de Nizi et Mabanga.
Selon un reportage vidéo rendu public ce 28 avril 2026 par la cellule de communication du gouverneur militaire de l’Ituri, qui constitue notre source d’information, ces présumés exploitants clandestins ont été présentés prochainement devant les autorités provinciales, en présence d’une délégation nationale de la SOKIMO, en mission dans la province dans le cadre de la relance de ses activités.
Le gouverneur militaire de la province, le lieutenant-général Luboya N’kashama Johnny, a adopté un ton ferme face à cette situation qu’il qualifie de récidive. Il a appelé à une réponse judiciaire rigoureuse :
« Je demande à notre justice de mener des enquêtes jusqu’au bout. Je vais suivre ce dossier jusqu’au bout pour que cela serve d’exemple. »
Pour l’autorité provinciale, cette affaire intervient dans un contexte particulier. Les zones de Mabanga et Nizi, autrefois considérées comme des foyers d’insécurité, avaient récemment bénéficié d’efforts de stabilisation, accompagnés d’un appel à la régularisation des activités minières.
Mais selon le gouverneur, cet appel n’a pas été respecté.
« On nous prend pour des naïfs et on continue le même jeu. Cette fois, on va punir parce que vous avez été prévenus », a-t-il insisté.
Cette arrestation relance le débat sur la présence étrangère dans l’exploitation artisanale et industrielle des minéraux en Ituri, ainsi que sur la capacité des autorités à encadrer efficacement ce secteur clé pour l’économie locale.
Benjamin Vita, flashnews.cd .