Le chanteur Gims a été mis en examen le vendredi 27 mars, notamment pour des faits présumés de blanchiment aggravé, selon le parquet national anticriminalité organisée. À l’issue de cette procédure, l’artiste a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire, avec l’obligation de verser un cautionnement dont le montant n’a pas été précisé.
Le chanteur Gims est également poursuivi pour des faits qualifiés de participation en bande organisée à des opérations de placement, de dissimulation ou de conversion de fonds issus d’un délit. Il lui est en outre reproché un blanchiment en bande organisée portant sur des biens ou capitaux provenant d’une fraude fiscale aggravée.
Dans le cadre de son contrôle judiciaire, l’artiste est soumis à plusieurs obligations, notamment l’interdiction d’entrer en contact avec certaines personnes désignées par les juges d’instruction, ainsi que l’obligation d’informer le magistrat en charge du dossier de ses déplacements. Le parquet national anticriminalité organisée rappelle qu’à ce stade de la procédure, il demeure présumé innocent.
Gims, ainsi que deux de ses collaborateurs professionnels également mis en examen, ont été interpellés mercredi à leur arrivée à l’aéroport de Paris par des agents de l’Office national anti-fraude, rattaché aux douanes et à la Direction générale des finances publiques.
Ces interpellations s’inscrivent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en juin 2023 et confiée à des juges d’instruction spécialisés du tribunal judiciaire de Paris. Cette enquête a déjà conduit à la mise en examen de plusieurs personnes, dont certaines sont actuellement placées en détention.
Selon des informations de presse, les investigations portent sur un réseau de blanchiment international reposant sur un ensemble de sociétés établies dans différents pays, soupçonnées de faciliter des montages frauduleux, notamment en matière de TVA, l’émission de fausses factures et la dissimulation de fonds d’origine illicite.
Les enquêteurs s’intéressent par ailleurs à un projet immobilier de luxe porté par l’artiste à Marrakech, où il réside en partie. Ce programme, baptisé « Sunset Village Private Residences », prévoit la construction de plus d’une centaine de villas haut de gamme, accompagnées d’infrastructures telles que des installations sportives, un spa et un lagon artificiel.