Le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a exprimé de vives inquiétudes face à une éventuelle fermeture du détroit d’Ormuz, dans un contexte de tensions persistantes entre l’Iran, les États-Unis et Israël.
Dans une tribune publiée ce lundi, le ministre évoque un risque de « séisme économique » aux conséquences systémiques probables pour l’économie mondiale. Il qualifie ce passage maritime stratégique de l’artère vitale du commerce international de l’énergie.
Selon les chiffres avancés, le détroit d’Ormuz assure le transit de 20 à 25 % de la consommation mondiale de pétrole, soit plus de 20 millions de barils par jour. Il représente également près d’un tiers du commerce mondial de gaz naturel liquéfié.
Pour Julien Paluku, toute interruption du trafic dans cette zone provoquerait une flambée des prix du pétrole et du gaz, avec des répercussions immédiates sur les marchés internationaux. Une situation qui pourrait accentuer l’inflation, renchérir les coûts du transport maritime et fragiliser davantage les économies importatrices d’énergie, dont la République démocratique du Congo.
Le membre du gouvernement congolais appelle ainsi à la désescalade des tensions et au maintien de la liberté de navigation dans cette zone stratégique pour la stabilité économique mondiale.
Jérémie Atato